« Le guide ultime pour apprendre les deux unités de prière en Islam »

La prière en islam

Le guide ultime pour apprendre les deux unités de prière en Islam

La prière est une partie essentielle du culte islamique et une pratique quotidienne importante pour les musulmans. Il aide à établir une connexion avec Allah, apporte la paix et la tranquillité au cœur et fournit un moyen d’exprimer sa gratitude et de demander conseil. Dans cet article, nous explorerons les bases de la prière en islam, y compris les étapes impliquées et ce que chaque partie de la prière représente.

Préparation

La préparation à la prière dans l’islam implique à la fois une préparation physique et spirituelle. Il est important de s’assurer que vous êtes propre et exempt d’impuretés avant de commencer la prière. Cela peut être accompli en se lavant les mains, la bouche, le nez, le visage, les bras, la tête et les pieds (connu sous le nom de Wudu ou ablution), ou en prenant une douche complète (connue sous le nom de Ghusl).

 

En termes de préparation spirituelle, il est important de faire l’intention de prier et de concentrer l’esprit sur l’acte d’adoration. Cela peut être fait en faisant silencieusement l’intention dans son cœur.

 

Il est également important de faire face à la Kaaba à La Mecque lors de la prière, car cela symbolise la confrontation avec Allah et la reconnaissance de sa présence. Cela peut être fait en faisant face physiquement à la Kaaba si l’on est à La Mecque, ou en utilisant une boussole pour déterminer la direction à partir de son emplacement.

 

En résumé, la préparation à la prière dans l’Islam implique la propreté physique, la prise de l’intention de prier et le fait de faire face à la Kaaba. En nous préparant correctement à la prière, nous pouvons aborder l’acte d’adoration avec un état d’esprit propre et concentré, nous permettant de nous connecter avec Allah et de recevoir tous les bienfaits de la prière.

1ere étape: l'intention

L’intention (niyyah en arabe) est un aspect crucial de la prière dans l’Islam. C’est le désir et le but les plus profonds derrière l’exécution de la prière, et il est considéré comme l’un des piliers de la prière. Le Prophète Muhammed (paix soit sur lui) a dit: « Les actions ne sont que par intention, et chaque personne n’obtiendra que ce qu’elle a pour intention. »

 

L’intention de prier est faite silencieusement dans son cœur, avant le début de la prière. Cette intention donne le ton à la prière et sert de rappel du but derrière l’acte d’adoration.

 

L’intention de prier doit être faite avec sincérité et pour plaire à Allah. Cela ne devrait pas être fait comme une simple formalité ou par habitude, mais plutôt comme un choix conscient et délibéré de se connecter avec Allah.

 

En plus de donner le ton à la prière, l’intention aide également à concentrer l’esprit et le cœur sur l’acte d’adoration. En faisant l’intention de prier, le croyant peut entrer dans la prière avec un état d’esprit clair et concentré, lui permettant de se connecter avec Allah et de recevoir tous les bienfaits de la prière.

 

En résumé, l’intention est un aspect important de la prière dans l’islam et sert de rappel du but et de l’objectif de l’acte d’adoration. Elle doit être faite avec sincérité et pour plaire à Allah, et elle aide à donner le ton et à concentrer l’esprit et le cœur sur la prière.

2e étape: le Takbir

Takbir (la déclaration de foi « Allahu Akbar ») est la deuxième étape du processus de prière dans l’islam. C’est une déclaration de la grandeur et de la supériorité d’Allah et sert de rappel du but de la prière – établir une connexion avec Allah et reconnaître Sa présence.

 

Le takbir est dit avec les mains levées vers les oreilles et est un signal au reste du corps et de l’esprit que la prière est sur le point de commencer. Il sert de transition entre les préoccupations et les distractions mondaines et le centre spirituel de la prière.

 

En plus de servir de déclaration de foi, le takbir est aussi un moyen de focaliser l’esprit et de purifier le cœur. En disant le takbir, le croyant se rappelle l’importance de se concentrer sur Allah et le but de la prière et peut entrer dans la prière avec un état d’esprit clair et concentré.

 

Le takbir est aussi une façon de montrer l’humilité et la soumission à Allah, reconnaissant qu’Il est plus grand que n’importe laquelle de nos préoccupations et distractions mondaines. En déclarant la grandeur d’Allah, nous pouvons nous concentrer sur Lui et nous connecter plus profondément avec Lui.

 

En résumé, le takbir est une partie importante du processus de prière dans l’islam, servant de déclaration de foi, un moyen de concentrer l’esprit et de purifier le cœur, et un rappel de l’importance de l’humilité et de la soumission à Allah.

3e étape: Se tenir debout (Qiyam)

le qiyam lors de prière

Le Qiyam (debout) est l’une des postures physiques du processus de prière en Islam. C’est un symbole de respect et de soumission à Allah, ainsi qu’une démonstration de la préparation physique et spirituelle du croyant à la prière.

 

Le Qiyam est exécuté après avoir fait l’intention de prier et dit le takbir (déclaration de foi « Allahou Akbar »). Pendant le Qiyam, le croyant se tient les mains levées vers les oreilles et récite des versets du Coran. Cette posture aide à concentrer l’esprit et le cœur sur la prière et établit une connexion avec Allah.

 

En plus de la posture physique, le Qiyam implique également la préparation spirituelle et l’humilité. Le croyant doit aborder la prière avec un sentiment d’humilité et de soumission à Allah, reconnaissant qu’Il est plus grand que toutes nos préoccupations et distractions mondaines. Cela aide à purifier le cœur et à concentrer l’esprit sur l’acte d’adoration.

 

Dans certains cas, les personnes peuvent ne pas être physiquement capables de se tenir debout pendant la prière. Dans de tels cas, ils peuvent exécuter le Qiyam en s’asseyant ou en se couchant, selon leur niveau de capacité physique. L’important est d’aborder la prière avec un sentiment d’humilité et de soumission à Allah, quelle que soit la posture physique.

 

En résumé, le Qiyam est une partie importante du processus de prière dans l’Islam, servant de symbole de respect et de soumission à Allah, une démonstration de la préparation physique et spirituelle du croyant pour la prière, et un moyen de concentrer l’esprit et le cœur sur le acte d’adoration.

Etape 4: La récitation de la Sourate Al-Fatiha

La récitation d’Al-Fatiha, également connue sous le nom de « Chapitre d’ouverture », fait partie intégrante de la prière en Islam. C’est le premier chapitre du Coran et est considéré comme l’un des chapitres les plus importants du livre.

Al-Fatiha est récitée dans chaque rak’a (unité) de la prière et sert de déclaration de foi en Allah et de reconnaissance de Ses conseils et bénédictions. La sourate commence par la déclaration de la grandeur d’Allah et se poursuit par une série de supplications et de louanges à Allah, demandant sa guidance et sa protection.

 

En plus de son rôle dans la prière, Al-Fatiha est également considérée comme un résumé de l’ensemble du Coran et une déclaration de l’essence de l’islam. En récitant Al-Fatiha, le croyant reconnaît la grandeur d’Allah et affirme sa foi en Lui et en Ses conseils.

 

En termes d’avantages, Al-Fatiha fournit une protection et des conseils au croyant, ainsi qu’augmente sa connexion avec Allah. On dit également que la récitation d’Al-Fatiha fournit une nourriture spirituelle et est une source de bénédictions et de récompenses de la part d’Allah.

 

En résumé, la récitation d’Al-Fatiha est une partie importante de la prière dans l’Islam, servant de déclaration de foi en Allah, de reconnaissance de Ses conseils et de Ses bénédictions, et d’un moyen d’accroître la connexion avec Allah.

 

Écoutez la sourate al Fatiha :

Etape 5: L'inclinaison (Roukou)

Le Ruku (s’incliner) est l’une des postures physiques du processus de prière en Islam. C’est une démonstration d’humilité et de soumission à Allah et est exécuté comme un moyen de reconnaître sa grandeur et de rechercher ses conseils et ses bénédictions.

 

Pendant le ruku, le croyant se prosterne et place ses mains sur ses genoux, tout en suppliant. Cette posture aide à concentrer l’esprit et le cœur sur la prière et à établir une connexion plus profonde avec Allah.

 

En plus de ses aspects physiques, le ruku implique également l’humilité spirituelle et la soumission à Allah. Le croyant doit aborder le ruku avec un sens de l’humilité, reconnaissant qu’Allah est plus grand que n’importe laquelle de nos préoccupations et distractions mondaines. Cela aide à purifier le cœur et à concentrer l’esprit sur l’acte d’adoration.

 

En résumé, le ruku est une partie importante du processus de prière dans l’islam, servant de démonstration d’humilité et de soumission à Allah et un moyen de reconnaître sa grandeur et de rechercher ses conseils et ses bénédictions. Cela aide à concentrer l’esprit et le cœur sur la prière et à établir une connexion plus profonde avec Allah.

 

Ruku (s’inclinant): Se pencher à la taille, les mains sur les genoux, et dire « Subhana rabbi al-Azim » (Gloire à mon Seigneur, l’Exalté).

 

Après l’inclinaison, il convient de revenir en position de Qiyam et ensuite d’aller en position de prosternation (sujud).

Etape 6: La prosternation (soujoud)

le soujoud pendant la prière

Le Soujoud (prosternation) est l’une des postures physiques du processus de prière en Islam. C’est une démonstration d’humilité et de soumission à Allah et est exécuté comme un moyen de reconnaître sa grandeur et de rechercher ses conseils et ses bénédictions.

 

Pendant le soujoud, le croyant place son front, son nez, ses mains, ses genoux et ses pieds sur le sol, tout en récitant des supplications. Cette posture aide à concentrer l’esprit et le cœur sur la prière et à établir une connexion plus profonde avec Allah.

 

En plus de ses aspects physiques, le soujoud implique également l’humilité spirituelle et la soumission à Allah. Le croyant doit approcher le soujoud avec un sentiment d’humilité, reconnaissant qu’Allah est plus grand que n’importe laquelle de nos préoccupations et distractions mondaines. Cela aide à purifier le cœur et à concentrer l’esprit sur l’acte d’adoration.

 

Le soujoud est considéré comme la posture physique la plus importante dans la prière, et on dit qu’elle est la plus proche d’Allah dans cette vie. Par l’acte de Soujoud, le croyant cherche à s’humilier devant Allah et à chercher Sa guidance et Ses bénédictions.

 

En résumé, le soujoud est une partie importante du processus de prière dans l’islam, servant de démonstration d’humilité et de soumission à Allah et un moyen de reconnaître sa grandeur et de rechercher ses conseils et ses bénédictions. Il aide à concentrer l’esprit et le cœur sur la prière et à établir une connexion plus profonde avec Allah et est considéré comme la posture physique la plus importante dans la prière.

 

Après le premier soujoud, la prière passe en position assise, puis passe à un deuxième soujoud.

 

Pendant le soujoud, nous disons « subhana Allah Rabi al Ala » qui signifie Glorifié soit mon Seigneur, le Très Exalté »

Ensuite nous allons en position assise.

L'assise entre les deux soujoud

La position assise après le soujoud est une partie importante du processus de prière dans l’Islam. Il sert de transition entre les postures physiques de la prière et est exécuté comme un moyen de réfléchir sur la prière et de rechercher les conseils et les bénédictions d’Allah.

 

Pendant la position assise, le croyant est assis sur le sol, les tibias vers le sol et les mains posées sur les cuisses. Cette posture aide à concentrer l’esprit et le cœur sur la prière et à établir une connexion plus profonde avec Allah.

 

En plus de ses aspects physiques, la position assise après le soujoud implique également une réflexion et une contemplation spirituelles. Le croyant est encouragé à réfléchir à sa prière et à rechercher les conseils et les bénédictions d’Allah, en cherchant à approfondir sa connexion avec Lui.

 

En résumé, la position assise après le ruku est une partie importante du processus de prière dans l’islam, servant de transition entre les postures physiques de la prière et de moyen de réfléchir à la prière et de rechercher les conseils et les bénédictions d’Allah. Cela aide à concentrer l’esprit et le cœur sur la prière et à établir une connexion plus profonde avec Allah.

 

Après la position assise sur le genou, la prière fera un deuxième sujud.

le soujoud pendant la prière

Étape 7 : Se lever du soujoud et effectuer la deuxième rak'a

La deuxième Raka de la prière dans l’Islam est exécutée à peu près de la même manière que le premier raka. Il s’agit de répéter les postures physiques et les récitations qui ont été effectuées dans le premier raka, avec quelques variations mineures.

 

Pour effectuer le deuxième raka, le croyant commence par se lever de la position assise après le deuxième soujoud. Il récite ensuite le takbir (la déclaration de la grandeur d’Allah) et procèdent à l’exécution du roukou comme ils l’ont fait dans le premier raka.

 

Après le roukou, le croyant se lève alors et récite la supplication, avant d’effectuer le premier soujoud. Après le soujoud, il s’assied puis exécute le deuxième soujoud de la même manière que le premier soujoud. Il revient ensuite en position assise.

Étape 8 : Tashahhoud

Le Tachahoud est une partie importante du processus de prière dans l’Islam et est effectué vers la fin de chaque raka. C’est un témoignage de foi et une déclaration de croyance en l’unicité d’Allah et la prophétie du Prophète Muhammed, que la paix soit sur lui.

 

Pendant le Tachahoud, le croyant est assis sur le sol, les tibias vers le sol et les mains posées sur les cuisses. Ils récitent un ensemble spécifique de versets qui témoignent de l’unicité d’Allah et de la prophétie du Prophète Muhammed, que la paix soit sur lui.

 

En plus de sa signification spirituelle, le Tachahoud sert également de temps de réflexion et de contemplation. Le croyant est encouragé à réfléchir à sa prière et à rechercher les conseils et les bénédictions d’Allah, en cherchant à approfondir sa connexion avec Lui.

 

En résumé, le Tachahoud est une partie importante du processus de prière dans l’Islam, servant de témoignage de foi et de déclaration de sa croyance en l’unicité d’Allah et de la prophétie du Prophète Muhammed, que la paix soit sur lui. Il sert également de temps de réflexion et de contemplation et est suivi des salams finaux, au cours desquels le croyant recherche la paix et les bénédictions d’Allah.

Étape 9 : Salaam (Paix)

taslim de la prière

Salam est le terme islamique pour la paix, et c’est aussi une salutation courante utilisée par les musulmans. Dans le contexte de la prière en Islam, le salam fait référence à la dernière étape de la prière.

 

Le salam est exécuté en tournant le visage vers la droite puis vers la gauche tout en disant « as-salamu alaykum » (la paix soit sur vous) à chaque fois. Cet acte symbolise la salutation du croyant à toutes les créations d’Allah, recherchant la paix et les bénédictions non seulement pour lui-même, mais pour toute l’humanité.

 

Le salam est une partie importante du processus de prière dans l’islam, rappelant l’importance de rechercher la paix et les bénédictions pour soi et pour les autres. Il sert également de rappel de l’interdépendance de toutes choses et de l’importance de traiter les autres avec respect et compassion.

 

Terminez la prière en disant « As-salaamu alaykum wa rahmatullah » (la paix soit sur vous et la miséricorde d’Allah) et tournez la tête vers la droite puis vers la gauche.

Conclusion

Chaque partie de la prière sert un objectif spécifique et est l’occasion de se concentrer sur différents aspects de notre relation avec Allah. Le takbir est une déclaration de foi, tandis que la récitation de la sourate Al-Fatihah rappelle l’importance de rechercher les conseils et le soutien d’Allah. L’inclinaison et la prosternation sont des actes d’humilité et de soumission, et le Tachahoud est un moment pour faire des du’a (invocation) et réfléchir sur les bénédictions que nous avons reçues d’Allah.

 

En plus des étapes décrites ci-dessus, il existe certaines règles et l’étiquette qui doivent être observées lors de la prière en Islam. Par exemple, il est important de faire attention à votre apparence, de porter des vêtements propres et modestes et de maintenir un état d’esprit paisible et concentré pendant la prière.

 

Il est également recommandé de prier à intervalles réguliers tout au long de la journée, y compris les cinq prières quotidiennes (Fajr, Dhuhr, Asr, Maghrib et Isha), ainsi que d’effectuer des prières supplémentaires telles que Tarawih pendant le Ramadan.

 

En conclusion, la prière est une partie cruciale du culte islamique et une opportunité de se connecter avec Allah et de rechercher des conseils et du soutien dans notre vie quotidienne. En comprenant les étapes et l’importance de la prière, nous pouvons approfondir notre relation avec Allah et mener une vie plus épanouissante et pleine de sens. Qu’Allah nous accorde la capacité de prier avec sincérité et dévotion, et qu’Il accepte nos prières et nous accorde Ses bénédictions et ses conseils.

 

Si vous êtes un nouveau musulman ou si vous souhaitez vous convertir à l’islam, vous pouvez lire notre article :

comment se convertir à l’islam

 

Vous pouvez également connaître plus en détail la manière d’accomplir la prière ici: La prière – apprendre la Salat en langue arabe

Réservez votre cours d’essai gratuit

 

Vous voulez enfin savoir lire le Coran, discuter en arabe avec vos enfants, et étudier l’islam sans passer par la traduction.

 

30 minutes gratuites offertes avec ton professeur égyptien diplômé.

 
 

Ramadan 2023, dates de début et fin, c’est quand cette année ?

Calendrier Ramadan 2023

Ramadan 2023: dates de début et de fin

Mercredi 22 Mars 2023 : c’est la date à partir de laquelle on se base pour le début du Ramadan 2023 ou 1444 en année hégirienne. Oua Lllahou a’lam (Et Allah et le plus savant)

 

Comme chaque année, il y aura une nuit de doute lors de laquelle la lune sera observée pour déclarer ou non le début du mois de Ramadan, et cette nuit sera la nuit du mardi 21 au mercredi 22 Mars, soit le nuit du 29 chaabane au 30 Chaabane (ou 1er Ramadan, tout dépend de l’apparition ou non de la nouvelle lune).

En effet le début du mois de Ramadan sera marqué par la nouvelle lune, le calendrier islamique étant un calendrier lunaire, contrairement au calendrier grégorien que l’on connait.

Qu’est-ce que le Ramadan ?

Le Ramadan est l’un des douze mois lunaires, mais le mois de Ramadan revêt un caractère spécial contrairement aux autres mois lunaires.

 

Ce n’est pas un mois sacré en Islam contrairement au mois de Dhoul-Hijja ou Dhoul Qi ’da, mais le mois de Ramadan est un mois lors duquel Allah a ordonné à tous les musulmans de jeûner.

 

Le jeûne du mois de Ramadan 2023, comme tous les mois de Ramadan, est un pilier de l’islam. Le jeûne du mois de Ramadan est le 4éme pilier de l’islam après l’attestation de foi, la prière, la zakat, et avant le pèlerinage à la Mecque.

 

Le jeûne du mois de Ramadan est une obligation pour tout musulman pubère, et consiste à s’abstenir de manger, de rapports sexuels et tout autre plaisirs charnels, de s’abstenir de regarder ou faire des choses haram, et ce du lever jusqu’au coucher du soleil.

 

Jeûner le mois de Ramadan est une obligation, et en le pratiquant, le musulman se conforme à la loi d’Allah.

 

En savoir plus : comment se convertir à l’islam?

 

Date de début et de fin du ramadan 2023

Date du début du Ramadan 2023 ?

Comme tous les Ramadan, c’est en observant la lune le soir du 29 Chaban, l’avant-dernier jour du mois antérieur au Ramadan.

 

C’est ce que l’on appelle la nuit du doute. C’est la méthode unanimement reconnue pour délimiter le début du mois de Ramadan.

 

En effet, les mois lunaires ont soit 29, soit 30 jours, tout dépend de l’apparition de la nouvelle lune.

 

Cette année, la nuit du doute aura lieu de la soirée du mardi 21 Mars au mercredi 22 Mars. Donc le Ramadan aura lieu soit le Mercredi 22 Mars, soit le Jeudi 23 Mars.

Date de fin du Ramadan 2023 ?

La fin du Ramadan 2023 sera marquée par l’aïd el fitr, le 21 Avril 2023 In cha’a Allah.

 

Encore une fois, la fin du mois de Ramadan 2023 se fera par observation de la lune la nuit du 29 au 30 Ramadan.

 

D’après les calculs ce sera autour, la fin du Ramadan, ou l’Aïd el fitr aura lieu le 21 Avril 2023.

Comment se préparer pour Ramadan 2023 ?

Il y a un hadith, certes faible par sa chaîne de transmission, mais dont la dou’a est un bienfait d’après les savants de la sounna :  

 

“Seigneur, bénis-nous les mois Radjab et Cha’ban et permets nous d’atteindre le Ramadan ».

 

 

Découvrez nos 10 conseils pour se préparer pour le Ramadan 2023.

Qu’est-ce que cela signifie ?

On a interrogé cheikh Abdoul Karim Al-Khoudayr (Puisse Allah le protéger) en ces termes :« Ce hadith est-il authentique ?»

 

Voici sa réponse : “Ce hadith n’est pas vérifié. Toutefois, si un musulman demande à Allah le Puissant et Majestueux de lui permettre d’atteindre le Ramadan et de l’assister à le jeûner et à passer ses nuits en prières pour tomber sur la nuit du Destin, ou emploie une invocation quelconque, sa démarche ne comporterait aucun inconvénient , s’il plaît à Allah.”

conseils pour apprendre le Coran

Que faisaient nos pieux prédécesseurs ?

Al-Hafez ibn Radjab (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit :

 

[“Mou ‘li ibn al-Fadhel a dit :

 

“Ils (les premières générations de musulmans) avaient l’habitude de demander à Allah de leur permettre d’atteindre Ramadan six mois avant l’avènement de ce mois et demandaient déjà qu’Allah Très-haut l’agréent d’eux.”

 

Extrait de Lataif al-Maarif, p.148.]

 

 

 

Nous devons nous aussi nous préparer et la première chose à faire ce sont des invocations pour pouvoir y parvenir, mais pas seulement.

 

Cheikh Sa’di (rahimahouLlah) a dit : ”Si tu demandes à Allah de te faire atteindre le mois de Ramadan, n’oublie pas de Lui demander de te le rendre béni car l’important n’est pas tant d’arriver au mois de Ramadân mais plutôt : Quelles sont les œuvres que tu vas faire durant ce mois ?!”

 

Yahya ibn Abi Kathîr a dit :

 

” L’une de leurs invocations consistait à dire : Seigneur, fais-moi parvenir au Ramadan ! Permets de me saisir du Ramadan et au Ramadan de me saisir de moi et agrée-le de ma part.”

 

Répétez souvent :

 

“Allahouma ballighna Ramadan, wa barika lana fih, wa takabalhou minna”

 

“Seigneur, fais-moi parvenir au Ramadan ! Permets de me saisir du Ramadan et au Ramadan de me saisir de moi et agrée le de ma part !”

Réservez votre cours d’essai gratuit

 

Vous voulez enfin savoir lire le Coran, discuter en arabe avec vos enfants, et étudier l’islam sans passer par la traduction.

 

30 minutes gratuites offertes avec ton professeur égyptien diplômé.

 
 

Faire un crédit pour acheter une maison : halal ou haram ?

crédit immobilier est ce halal ou haram

Faire un crédit pour acheter une maison halal ou haram ?

Devenir propriétaire immobilier est un projet de vie. Ce n’est pas une décision à prendre à la légère, elle doit faire l’objet d’une longue réflexion.

 

 

Vous devez vous posez de nombreuses questions avant de vous lancer dans ce projet : quand acheter ? Quel type de bien acheter ? où acheter ? et enfin comment financer l’achat ?

 

 

En tant que musulman, avant de réaliser n’importe quelle action, la première question à se poser est de savoir si elle est licite (halal) ou non (haram).

 

 

Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit :

 

 

 « Certes le halal est clair et certes le haram est clair et il y a entre les deux des choses ambiguës que peu de gens connaissent. Celui qui s’écarte des choses ambiguës a préservé sa religion et son honneur. Quant à celui qui tombe dans les choses ambiguës, il tombe dans le haram comme le berger qui fait paître ses bêtes près d’un enclos réservé et sont donc sur le point de rentrer dedans. Certes chaque roi a un domaine réservé et certes le domaine réservé d’Allah est ses interdits.

 

Certes il y a dans le corps un morceau de chair, s’il est bon alors l’ensemble du corps est bon tandis que s’il est mauvais alors c’est l’ensemble du corps qui est mauvais, certes il s’agit du cœur ».

Qu’est qui fait la différence entre le licite (hallal) et l’illicite (haram)?

En religion musulmane, il y a un principe qui stipule que le licite c’est ce qu’Allah et Son messager ont rendu comme tel et que l’illicite est aussi ce qu’Allah et Son messager ont rendu comme tel, et que la religion est ce qu’Allah et son messager ont institué et que nul n’est autorisé à s’écarter de la voie droite que le Messager a reçu l’ordre divin de tracer.

 

Allah (exalté soit-il) dit dans sourate Al an’am (les bestiaux), verset 153 :

 

« Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez- le donc ; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. « Voilà ce qu’Il vous enjoint. Ainsi atteindrez- vous la piété.

 

Qu’est-ce qui doit être licite dans l’achat immobilier ? Tout doit être licite :

 

  • Le bien immobilier acheté,
  • Son utilisation,
  • L’origine des fonds qui permettent de l’acheter.

 

C’est la problématique à laquelle la majorité des musulmans voulant devenir propriétaire font face, comment financer l’achat sans faire appel aux systèmes bancaires usuraires traditionnels ?

 

En effet l’usure (riba) est totalement interdite (haram) en Islam. Il n’y pas de débats là-dessus, il y a consensus depuis notre Prophète Mohammed (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui).

 

Qu’est-ce que l’usure (riba) dans l’achat immobilier?

C’est les intérêts perçus sur les prêts. Le verset coranique qui précise l’interdiction est le suivant, sourate Al Baqara (la vache), verset 278-279, Allah (exalté soit-il) dit :

 

 

 “Ceux qui mangent [pratiquent] de l’intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé.

 

Cela, parce qu’ils disent : « Le commerce est tout à fait comme l’intérêt » Alors que Dieu a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt.

 

Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu’il a acquis auparavant ; et son affaire dépend de Dieu. Mais quiconque récidive… alors les voilà, les gens du Feu ! Ils y demeureront éternellement.

 

 

Dieu anéantit l’intérêt usuraire et fait fructifier les aumônes. Et Dieu n’aime pas le mécréant pécheur. »

 

 

L’interdiction de l’usure (riba) est une injonction de la part d’Allah et il y a consensus des savants sur le fait que ce verset interdit les intérêts des prêts. Il existe d’autres formes d’usure (riba) qui ont été explicités par le Prophète Mohamed (que la paix soit sur lui), mais ici c’est cette forme classique de la pratique des intérêts qui nous intéressent.

 

Certains diront qu’il y a eu des fatwas de savants permettant de faire appel à l’usure pour accéder à la propriété. C’est une référence à une fatwa d’une organisation islamique située à Dublin, le CEFR (Conseil Européen pour la Fatwa et la Recherche), qui a autorisé de faire appel à l’usure bancaire par besoin. Cette fatwa n’engage que ceux qui l’ont éditée et ces arguments n’ont convaincu personne parmi les savants de l’islam.

 

D’ailleurs, il est intéressant de lire l’introduction de cette fatwa :

 

[Le conseil confirme le consensus de la communauté dont fait l’objet l’interdiction de l’usure « ar-riba » qui fait partie des sept péchés majeurs. L’usure constitue en effet un péché majeur qui provoque pour celui qui s’en rend coupable, une guerre de la part de Dieu et de Son Messager. Le Conseil confirme ainsi les décisions des différents comités de droit musulman assimilant les intérêts bancaires à l’usure illicite.]

 

Même en autorisant l’usure (riba) pour l’achat immobilier par nécessité, en introduction de cette fatwa il est rappelé le caractère haram et gravissime de faire appel à l’usure. Donc on autorise un acte haram et grave qu’Allah (exalté soit-il) a interdit.

 

Le musulman doit avant tout chercher à plaire à son créateur et à obéir à ses commandements, car chaque loi régissant la vie du musulman (faisant parti de la charia) a été édictée par sagesse de la part de notre seigneur.

Comment doit se comporter le musulman face à cette interdiction ?

Islamiquement, il n’est pas obligatoire d’être propriétaire immobilier, mais il est obligatoire pour le chef de famille d’offrir un toit à sa famille. L’Islam garanti pour quiconque possédé un acte de propriété la protection de ses biens.

 

L’Islam facilite l’accession à n’importe quel bien du moment que le bien est islamiquement licite, que les ressources qui servent à acheter le bien soient licites et enfin qu’il ne vous éloigne pas de l’adoration.

 

Il est important aussi pour le musulman de ne pas dépendre d’autres personnes pour le travail tout comme pour le logement. Devenir propriétaire tout comme devenir entrepreneur est encouragé par l’islam car il concrétise la création d’une communauté musulmane forte et indépendante. Est-ce une obligation ? non.

 

L’acquisition de propriétés terrestres aussi ne doit pas éloigner le musulman du rappel que tout chose à une fin et qu’il ne sert à rien de s’attacher à un bien terrestre.

 

Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit:

 

« La richesse ne consiste pas dans l’abondance des biens, mais la vraie richesse c’est celle de l’âme ». (Rapporté par Al-Bukhari et Mouslim).

La recherche de richesse et de biens matériels n’est pas un but en soi, une finalité, mais plutôt un moyen d’obtenir une indépendance qui elle-même vous permettra d’obtenir une indépendance financière, qui vous permettra en cas d’accident de ne pas vous préoccuper de payer des loyers par exemple, ou encore de dégager de la trésorerie pour financer les études des enfants, faire l’aumône, aider les pauvres.

 

La recherche de la richesse en générale n’est pas un but en soi en islam, mais un moyen d’atteindre d’autres objectifs bien plus nobles.

 

Allah (exalté soit-il) dit dans sourate Al hadid, verset 7 :

 

« Croyez en Allah et en Son Messager, et dépensez de ce dont Il vous a donné la lieutenance. Ceux d’entre vous qui croient et dépensent [pour la cause d’Allah] auront une grande récompense. »

Pourquoi investir dans l’immobilier?

Il est très important de savoir pourquoi vous voulez devenir propriétaire immobilier. Si la seule raison est “de ne pas jeter de l’argent par les fenêtres », à savoir louer, sachez que c’est islamiquement et financièrement faux, et même si c’était le cas, cette idée de jeter de l’argent par les fenêtres amènent à des comportements anxiogènes et à des achats en précipitation et surtout à utiliser n’importe quel type de financement.

 

Or comme nous allons le voir, l’achat immobilier est une décision qui doit être bien réfléchie et étudiée, qui peut prendre quelques mois, voire quelques années pour se concrétiser.

 

Enfin comme nous l’avons vu, rien n’empêche un musulman de devenir propriétaire à condition que l’origine du bien soit licite, que l’origine des fonds soient licite et que le bien en question n’éloigne pas de l’adoration.

 

Bien au contraire, tout est fait pour que le musulman se libère de toute forme d’aliénation et d’autorité pour éviter d’être à la merci du bon vouloir de n’importe quel individu ou bailleur, à condition d’en avoir les capacités.

Achat vs location ?

Louer est souvent synonyme, dans le jargon populaire, de jeter de l’argent par la fenêtre. C’est islamiquement faux.

 

Premièrement, se loger est un besoin vital, que vous soyez ou non propriétaire de votre logement, cela ne changera rien au fait que vous aurez combler ce besoin.

 

Deuxièmement, c’est une affaire au cas par cas, et chaque cas est unique. Aucune généralisation ne doit être faite, surtout dans un système financier où l’accès aux financements illicites est si facile.

 

La location présente l’avantage d’être plus souple pour quelqu’un qui n’est pas stable ou qui cherche à avoir une certaine liberté. Quant à l’achat, il représente un investissement sur le long terme, une certaine sécurité. Mais le critère majeur reste le critère financier, la rentabilité de l’opération d’achat par rapport à la location.

 

crédit immobilier achat vente halal et haram

Ci-dessus une comparaison financière de l’achat et de la location. Avant même d’entrer dans les détails, vous pouvez remarquer que la location est une opération bien plus simple que l’achat. En effet, l’achat d’un bien immobilier est une somme du prix d’achat, des frais d’acquisition constitués des frais de dossiers et des frais de notaires, des taxes foncières annuelles, des charges annuelles d’entretien qui sont souvent sous-évaluées par les acquéreurs.

 

Comme vous pouvez le voir, plusieurs formules existent pour différencier l’achat à la location, il existe même des calculateurs sur internet pour comparer la location à la vente.

 

Le problème pour nous musulmans, c’est que tous ces calculs prennent en compte le fait que l’épargne sera investie sur des comptes rémunérateurs. Or ce sont des produits illicites que nous ne pouvons contracter.

Alternatives à l’investissement immobilier

Ne pas se forcer à devenir propriétaire si vous n’avez pas les moyens est la première chose à faire pour éviter de tomber dans le piège de riba.

 

D’ailleurs, pour ceux qui veulent investir et qui n’ont pas les moyens d’investir dans l’immobilier, d’autres investissements plus rentables, avec un moindre capital, existent. Il suffit de se renseigner et de s’éduquer sur les investissements possibles.

 

Acheter à l’étranger, dans des pays musulmans, est aussi une très bonne alternative. Cela coûte souvent moins cher et vous permet d’avoir un pied à terre dans un pays qui pourrait devenir le vôtre si vous décidez de faire la hijra.

Conclusion

Comme vous pouvez le voir, en Islam il ne suffit pas de prendre une calculatrice et faire des calculs de rentabilité financière.

 

 

La véritable rentabilité est celle de vos actions auprès d’Allah : sont-elles acceptées ou non ? L’adoration d’Allah (exalté soit-il) est la chose la plus importante. C’est un rappel à tous ceux qui seraient prêt à faire appel à des crédits usuraires. Qu’est-ce qui est le plus important ? Être propriétaire dans ce bas-monde qui ne dure qu’une période où être propriétaire au paradis dans l’au-delà éternel.

 

 

Mouad ibn Anass a rapporté que le Messager d’Allah a dit :

 

 

  » Celui qui lit dix fois la sourate « Dis : Il est Allah Unique…. Qoul Houwa Allahou ‘Ahad…  » (SOURATE AL IKHLAS) Allah lui construira un Palais au Paradis “

 

 

Selon Abou Oumama Al Bàhili, le Messager de Dieu a dit :

 

 

« Je garantis une maison dans les faubourgs du Paradis à celui qui se sera abstenu de toute polémique même quand il avait raison.

 

Je garantis une maison au cœur du Paradis à celui qui se sera abstenu du mensonge pas même en plaisantant.

 

Je garantis une maison dans les plus hauts lieux du Paradis à celui qui aura été affable et de bonne moralité ».

(Rapporté par Abou Dawoud et authentifié par Sheikh Al Albani)

 

 

Le Prophète a dit :

 

 

« Il n’y a pas un musulman qui prie pour Allah, chaque jour, douze unités de prières surérogatoires, en dehors des prières obligatoires, sans qu’Allah ne lui construise une maison au paradis. »

 [Rapporté par Mouslim]

 

 

Allah (exalté soit-il) dit dans sourate Al Ankabut, verset 64 :

 

“Cette vie d’ici-bas n’est pas qu’amusement et jeu. La Demeure de l’au- delà est assurément la vraie vie. S’ils savaient !”

Réservez votre cours d’essai gratuit

 

Vous voulez enfin savoir lire le Coran, discuter en arabe avec vos enfants, et étudier l’islam sans passer par la traduction.

 

30 minutes gratuites offertes avec ton professeur égyptien diplômé.

 
 

Qu’est ce que le Hajj et pourquoi est-il si important ?

qu'st ce que le hajj

Qu'est ce que le Hajj et pourquoi est-il si important ?

Le Hajj (également écrit parfois Hadj et appelé également en français le Grand Pélerinage) est le pèlerinage annuel à La Mecque que tous les musulmans capables sont censés accomplir au moins une fois dans leur vie. Environ deux millions de musulmans accomplissent chaque année le pèlerinage avant la crise saniataire de la Covid 19. C’es donc est un événement religieux des plus important dans la vie du musulman. Ils se déroule sur une période de cinq jours durant le dernier mois du calendrier islamique (lunaire).

 

Le Hajj est l’un des cinq piliers de l’Islam et est un événement sacré dans l’Islam. En état d’Ihram (état de sacralisation dans lequel les musulmans doivent entrer pour effectuer le pèlerinage) il est interdit aux musulmans de se livrer à des activités sexuelles, de se disputer, de se livrer à la violence et de se couper les cheveux et les ongles. Les musulmans doivent toujours rester calmes étant en d’Ihram en raison de l’importance religieuse que représente cet état, même lorsqu’ils sont épuisés par le voyage qu’ils entreprennent.

 

 

Pourquoi les musulmans font le Hajj ?

 

 

Le pèlerinage du Hajj est une obligation qui doit être accomplie au moins une fois dans la vie d’un musulman s’il en est capable. On croit également que le voyage permet aux musulmans d’effacer tous les péchés et d’effacer l’ardoise devant Allah (SWT). C’est le dernier des cinq piliers de l’Islam. Il représente donc  un accomplissement spirituel dans la vie du croyant.

 

En effectuant le Hajj, les musulmans retracent l’itinéraire suivi par le Prophète Muhammed (PSL) et les prophètes Ibrahim (AS) et Ismail (AS) avant lui, ainsi que le chemin que l’épouse d’Ibrahim (AS), Agar (Hajer en arabe) qui a parcouru sept fois le chemin entre les collines de Safa et Marwa  lorsqu’elle chercha de l’eau afin d’abreuver son fils mourant. Dans la croyance islamique, Allah (SWT) a créé une source qui continue de couler à ce jour. Cette source s’appelle Zamzam. Jusqu’à aujourd’hui cette source permet aux pélerins d’asouvir leur soif au sein de la Mosquée Sacrée de la Mecque.

 

 

La Mecque et la Kaaba

 

 

 

Ainsi, l’un des cinq piliers de l’islam au cœur de la croyance musulmane, le Hajj est le pèlerinage à La Mecque que chaque musulman doit faire au moins une fois dans sa vie s’il en est capable. C’est l’événement le plus spirituel qu’un musulman expérimente, observant des rituels dans les lieux les plus sacrés du monde islamique.

 

La Mecque est le lieu de naissance du prophète Mohammed. Le sanctuaire (Haram) là-bas avec la Ka’ba est le site le plus saint de l’Islam. En tant que telle, c’est une destination profondément spirituelle pour les musulmans du monde entier ; c’est le cœur de l’Islam.

 

Au cœur du sanctuaire de La Mecque se trouve la Ka’ba, le bâtiment en forme de cube qui, selon les musulmans, a été construit par Abraham et son fils Ismaël. C’est à La Mecque que le prophète Mohammed a reçu les premières révélations au début du 7ème siècle.

 

Les musulmans n’adorent pas la Kaaba, mais c’est le site le plus sacré de l’Islam car il représente la maison métaphorique de Dieu et l’unité de Dieu dans l’Islam. Les musulmans pratiquants du monde entier font face à la Kaaba lors de leurs cinq prières quotidiennes.

 

Par conséquent, la ville a longtemps été considérée comme un centre spirituel et le cœur de l’Islam. Les rituels impliqués avec le Hajj sont restés inchangés depuis ses débuts, et il continue d’être une entreprise religieuse puissante qui rassemble les musulmans du monde entier, sans distinction de nationalité ou de secte.

 

Même avant l’islam, La Mecque était un important lieu de pèlerinage pour les tribus arabes du nord et du centre de l’Arabie. Bien qu’ils croyaient en de nombreuses divinités, ils venaient une fois par an adorer Allah à La Mecque. Pendant ce mois sacré, la violence était interdite à la Mecque et cela a permis au commerce de prospérer. En conséquence, La Mecque est devenue un important centre commercial. La révélation de l’Islam au prophète Mohammed (d. 632) a restauré l’ancienne religion du Dieu unique au peuple arabe et a transformé La Mecque en la ville la plus sainte du monde islamique.

 

Que ce passes-t-il durant le Hajj ?

 

 

 

Le grand pèlerinage – Hajj a lieu pendant le mois de Dhul Hijjah, le 12ème et dernier mois, et commence deux jours avant l’Aïd ul-Adha (la grande fête de l’Aïd) et pendant les trois jours de la fête du sacrifice. Cela signifie que le Hajj dure cinq jours au total.

 

Le premier jour du Hajj, un petit pèlerinage (Omra) a lieu à La Mecque. C’est à ce moment que les musulmans reviennent sur les pas d’Agar entre deux collines – c’est après avoir fait le tour de la Kaaba, le bâtiment situé au centre du Masjid al-Haram qui est la mosquée la plus importante de l’Islam. Avant d’arriver à La Mecque, certains musulmans choisissent de visiter Médine où se trouve le tombeau du Prophète Muhammed (PSL). La journée se termine par une nuit dans la vallée de Mina.

 

Le deuxième jour du Hajj voit les pèlerins se diriger vers le mont Arafat où ils passeront l’après-midi. Ils graviront également la colline, Jabal al-Rahma, où le Prophète Muhammed (PSL) a prononcé son dernier sermon. Plus tard dans la journée, au coucher du soleil, les musulmans se dirigeront à environ 9 kilomètres à l’ouest de la plaine d’Arafat jusqu’à Muzdalifa – et bien qu’il soit possible de prendre un bus, beaucoup choisissent de parcourir cette distance à pied.

 

Au cours des trois derniers jours du Hajj, coïncidant avec l’Aïd ul-Adha, les musulmans tournent autour de la Kaaba une dernière fois, jettent des pierres (ramassées le long de la promenade vers Muzdalifa) à Mina et retirent l’Ihram (l’tat de sacralisation où les musulmans entrent effectuer le pèlerinage). Les hommes aussi se rasent la tête et les femmes coupent une mèche de cheveux en signe de renouveau. En plus d’achever le pèlerinage du Hajj au cours des trois jours de l’Aïd ul-Adha, les musulmans procéderont à l’abattage rituel du bétail et distribueront des parts de viande aux pauvres, conformément à la tradition islamique.

 

 

Qui peut aller au Hajj ?

 

 

Dans l’Islam, il est obligatoire pour tout musulman physiquement capable, sain d’esprit et financièrement capable de faire le Hajj au moins une fois dans sa vie de l’effectuer. Ceux qui terminent le pèlerinage généralement ajoute le titre de Hajji à leur nom.

 

Hajj se traduit de l’arabe par « avoir l’intention de voyager », donnant ainsi son nom au pèlerinage. Il n’y a aucune obligation pour les enfants d’entreprendre le Hajj car ils ne sont pas encore considérés comme majeurs, de la même manière que tous ceux qui n’ont pas atteint l’âge de la puberté n’observent pas le jeûne du Ramadan. Tout en disant cela, les enfants peuvent participer au Hajj avec leur parent/tuteur et les récompenses du pèlerinage seront accordées à l’enfant.

 

 

Est ce qu’une femme peut accomplir seule le hajj sans Mahram ?

 

 

Le ministère du hajj a officiellement autorisé en 2021 les femmes de tous âges à faire le pèlerinage sans parent masculin (Mahram), à condition qu’elles aillent en groupe.

 

 

Quelles sont les dates du hajj en 2022 ?

 

En 2022, le Hajj devrait commencer le jeudi 07 juillet et se terminer le mardi 12 juillet au soir, inch Allah. L’annonce du début du mois de dhull Hijja est annoncé par le s autorités du Royaume d’Arabie Saoudite après observation de la nouvelle lune.

 

Alors que la pandémie de Covid-19 se poursuit, cependant, on ne sait pas dans quelle mesure il sera viable pour un grand nombre de musulmans de voyager pour le Hajj cette année – tout comme le pèlerinage de 2021 a également été affecté. Les musulmans devraient consulter les conseils de voyage de l’Arabie saoudite, ainsi que les conseils de leur propre pays d’où ils viendront. Le gouvernement de l’Arabie saoudite a déclaré que seuls ceux qui ont reçu un vaccin seront autorisés à voyager pour le Hajj.

 

hajj 2022

 

Pourquoi le Hajj est-il si cher ?

 

 

Chaque année, le Hajj devient cher. Les gens économisent de l’argent pendant des années afin d’atteindre l’Arabie saoudite. Mais chaque année, de nombreuses personnes ne peuvent pas le faire à cause de dépenses hors de portée. Pourquoi donc?

 

Le Hajj dans l’ancien temps

 

Avant 1950, le Hajj n’était jamais une aventure coûteuse. Chaque pèlerin apportait ses propres affaires et il n’y avait pas de dépenses élevées. Les gens vivaient dans des tentes autour de La Mecque. Mais avec le temps, les choses ont changé. Le gouvernement saoudien a déclaré facturer des frais de visa et les gens ont construit des bâtiments autour du Haram. De cette façon, la location d’espace a commencé, qui est maintenant une entreprise lucrative à La Mecque. Il existe des centaines d’hôtels qui proposent un service d’hébergement. De plus, autrefois, chaque pèlerin devait abattre lui-même son animal. Maintenant, tout le système est organisé. Chaque pèlerin paie les frais d’abattage.

 

 

Hajj de nos jours

 

Maintenant, tout est organisé. Les pèlerins n’ont jamais à se soucier de quoi que ce soit. Ils n’ont qu’à venir et tout est prêt. Lorsqu’ils atterrissent sur le sol saoudien, leur transport se fait directement à l’aéroport. Après avoir atteint les hôtels, qui sont déjà réservés à l’avance, ils ont un repas servi à juste titre. Pendant tout le temps du Hajj, un pèlerin peut demander une chose, et elle est facilement disponible pour lui. En cas d’urgence médicale, des équipes de médecins sont présentes. De plus, les hôpitaux sont parfaitement préparés à tout. Mais toutes ces installations ne sont jamais gratuites. Le gouvernement saoudien doit organiser et embaucher des gens pour cela, ce qui a un prix. C’est pourquoi le gouvernement saoudien doit faire payer les pèlerins.

 

 

Les raisons du coûteux Hajj de nos jours

 

Il y a plein de raisons. Mais je vais en décrire quelques-unes progressivement. Donc, vous pouvez continuer à lire.

 

 

Augmentation du nombre de pèlerins

 

 

Chaque année, le nombre de candidats au Hajj augmente. Les personnes qui n’en ont jamais eu l’occasion l’année dernière postulent cette année. Mais le nombre de places est limité. Le gouvernement saoudien autorise un nombre fixe de personnes dans chaque pays. C’est pourquoi les gouvernements de ces pays augmentent les coûts du Hajj.

 

 

Dépréciation de la monnaie internationale

 

Chaque pays a le même problème. La monnaie se déprécie chaque année progressivement. Si le Hajj coûtait 4 000 euros l’année dernière, alors en raison de la dépréciation, il deviendra plus cher de quelques centaines d’euros cher cette année. De plus, la monnaie de chaque pays doit être échangée contre du riyal saoudien, qui augmente chaque année. C’est pourquoi les prix du Hajj augmentent même si les autres prix restent les mêmes. Mais d’autres prix augmentent également, ce qui fait peser une lourde charge sur le pèlerin.

 

 

Augmentation des prix du loyer à La Mecque

 

Chaque pèlerin doit séjourner dans une chambre, qui est un espace loué. Les exploitants d’hôtels doivent payer un loyer aux propriétaires. Et chaque propriétaire augmente le prix du loyer chaque année, ce qui augmente les frais de réservation d’hôtel et d’autres services. De plus, lorsque le temps du Hajj arrive, chaque hôtel augmente les frais afin de gagner plus, ce qui augmente le coût global du Hajj.

 

 

Augmentation des prix des transports

 

Les pèlerins doivent profiter du transport pendant le Hajj, qui est fourni par les opérateurs de voyage. Chaque année, les entreprises de transport augmentent les tarifs, ce qui augmente le coût global. Mais il y a encore une chose. Le luxe des voyages a également augmenté. Désormais, chaque pèlerin veut les meilleurs bus et des trajets confortables, qui sont également plus chers.

 

 

Augmentation du coût de guides

 

Chaque groupe de pèlerins a besoin d’un guide pour l’orientation du Hajj qui dit renseigne les pèlerins. Chaque année, les guides augmentent leurs frais de service, ce qui affecte le coût du Hajj.

 

 

Augmentation des billets de vols aériens

 

Les compagnies de transport aérien augmentent les tarifs des billets d’avion lorsque le Hajj arrive. Chaque année, ce processus augmentent et ne diminuent jamais. Par conséquent, le coût global du Hajj augmente chaque année.

 

Nous avons décrit pourquoi les prix du Hajj deviennent chers. Si vous souhaitez effectuer le Hajj, vous devez le faire dès que possible. Sinon, vous obtiendrez des prix plus élevés chaque année. Peut-être, il viendra un temps où le Hajj sera devenu inabordable pour la majorité des pèlerins. malheureusement.

 

 

En savoir plus: guide de voyage: les meilleurs endroits à visiter à Médine

 


 Nous souhaitons à vous rappeler que le centre al dirassa est un institut privé spécialisé dans l’enseignement de la langue arabe, du Coran et de l’Islam via Skype ou Zoom aux non arabophones.


 

 

 

Réservez votre cours d’essai gratuit

 

Vous voulez enfin savoir lire le Coran, discuter en arabe avec vos enfants, et étudier l’islam sans passer par la traduction.

 

30 minutes gratuites offertes avec ton professeur égyptien diplômé.

 
 

Histoire religieuse de la langue arabe

Histoire religieuse de la langue arabe

Comprendre une langue et comment elle se propage d’une région et d’une culture à une autre est quelque chose qui peut être étroitement lié à l’histoire de la religion dans la même région.

 

L’arabe correspond certainement à ce concept puisque son histoire est si étroitement liée à l’histoire de l’islam.

 

En repensant à cette histoire, nous pouvons voir comment la langue est, en fait, la seule chose que tant de régions, de sociétés et de cultures avaient en commun. Alors que les cultures individuelles avaient des coutumes, des traits, des traditions et des habitudes variés, la langue était un point commun important.

 

Aujourd’hui, on peut dire que le monde arabophone moderne est le produit des traditions orales, de la langue et de la foi, toutes liées entre elles.

 

En fait, il y a tellement de chevauchements ici qu’il peut être difficile de voir l’histoire religieuse de l’arabe sans voir tout le reste avec elle. Alors, allons dans l’histoire et voyons comment la langue a évolué au fil des ans et pourquoi elle est aussi une partie si importante de l’histoire religieuse.

   

La poésie arabe

   

Certains des premiers exemples d’arabe écrit que nous connaissons sont des poèmes, et à ce jour – au moins un peu – la poésie reste un élément important de la langue et de la culture.

 

À l’époque préislamique, le poète était en quelque sorte une célébrité et avait certainement beaucoup d’influence – tout cela à cause de la façon dont ils utilisaient la langue.

 

Lorsque Muhammed – que la paix soit sur Lui – propagea la foi islamique à La Mecque, les attentes concernant la langue du message qu’il apportait avec lui allaient naturellement être très élevées. C’est pourquoi la précision du langage est si importante dans le Coran.

 

Et comme la poésie et la récitation vont de pair, cela montre également à quel point les aspects écrits et oraux d’une langue étaient importants pour la culture et la religion dès le début.

 

histoire de la langue arabe et du coran

La langue dans le Coran

   

Alors que l’arabe standard moderne est la forme la plus courante de la langue utilisée aujourd’hui, l’arabe coranique (ou l’arabe classique ou littéraire) est nécessaire pour vraiment comprendre la langue du Coran.

 

Le Coran est écrit dans les formes les plus élevées de prose arabe, et quand il a été introduit dans la région, il a commencé à changer et à influencer les cultures, les croyances et les langues des sociétés de la région.

 

Bien sûr, c’est bien plus qu’une belle forme de langage. Les mots et les phrases ont répondu à toutes les attentes les plus élevées et ont montré aux lecteurs que le message venait vraiment d’en haut.

 

Cela ne veut pas dire que tous ceux qui ont lu le Coran ont été immédiatement convertis et que les adeptes du Prophète étaient peu nombreux au début. Il y avait même ces détracteurs qui n’avaient que des choses négatives à dire.

 

Avec le temps, cependant, les mots contenus dans le Coran allaient avoir une influence incalculable sur toute la région.

    En savoir plus: Comment apprenez-vous l’arabe coranique et en quoi cela aide-t-il?  

Il ne s’agit pas seulement de lire

   

Les mots du Coran ont été transmis aux disciples de Muhammed – que la paix soit sur Lui –  qui ont alors immédiatement commencé à les apprendre par cœur afin qu’ils puissent également réciter les mêmes passages à d’autres.

 

C’est une tradition qui se perpétue encore aujourd’hui.

 

Le Coran n’est pas destiné à être lu avec désinvolture. Il est censé être adopté complètement. (Ce qui pourrait être l’une des raisons pour lesquelles l’étude du Coran en arabe peut améliorer vos compétences linguistiques.) Il y a des gens aujourd’hui qui mémorisent le livre entier, ce qui peut leur gagner une distinction particulière dans la culture.

    l'arabe et son histoire religieuse  

Le lien entre la religion, la culture et la langue à travers l’histoire

   

Dans la religion, les mots sont la façon dont nous nous connectons et comprenons les concepts spirituels. Ils sont utilisés dans la prière et le culte, et cela nous aide même à aller au-delà des points théologiques et philosophiques des doctrines et à comprendre un peu plus la langue que nous parlons et ce que les mots signifient vraiment.

 

Comprendre la langue originale dans laquelle le Coran a été écrit permet également d’éviter les interprétations erronées et les malentendus de significations importantes.

 

Cela ne veut pas dire que ces mots n’ont pas de sens personnel, mais cela exigera également une meilleure compréhension de la langue dans laquelle ils sont écrits. Cependant, en même temps, il est très important de comprendre toute la grammaire et la syntaxe utilisées dans le Coran pour éviter d’extrapoler des significations qui ne sont pas voulues.

 

Depuis des centaines d’années, l’arabe a transmis des idées et des concepts intellectuels, juridiques, sociaux, scientifiques et religieux dans toute la région. Il est essentiel de vraiment comprendre le Coran qui, à son tour, peut aider un apprenant à mieux comprendre la langue.

    En savoir plus: quelques faits amusants concernant la langue arabe    

Cette article est maintenant terminé. Le Centre Al-dirassa propose des cours d’arabe, de coran et d’islam en ligne pour les non-arabophones. Si vous souhaitez rejoindre notre formation, contactez-nous.


Réservez votre cours d’essai gratuit

 

Vous voulez enfin savoir lire le Coran, discuter en arabe avec vos enfants, et étudier l’islam sans passer par la traduction.

 

30 minutes gratuites offertes avec ton professeur égyptien diplômé.

 
 

Pourquoi jeûner le jour d’Achoura ?

Pourquoi jeûner le jour d'Achoura

Pourquoi jeûner le jour d’Achoura ?

Le mois sacré d’Al-Mouharram, est l’un des quatre mois sacrés de l’année hégirienne avec les mois de Dhou’l-Qi’dah, Dhou’l-Hijjah, et Rajab. C’est un mois extrêmement vertueux où il y a des récompenses spéciales pour certains actes, comme le jeûne. Abou Hourayrah, (RAA) a rapporté que le Prophète (PSL) a dit : « Le meilleur jeûne après celui de Ramadan est le jeûne pendant le mois d’Al-Muharram ; et les meilleures prières après les obligatoires sont les prières de la nuit. » (Sahih Mouslim). Aussi, le dixième jour de Mouharam est appelé le jour d’Achoura. Découvrons son importance auprès des musulmans.

L’importance du jour d’Achoura

 

Le dixième jour de Mouharam est donc le jour d’Achoura. Ibn ‘Abbas, (RAA) a rapporté que :

« Quand le Prophète (PSL) est arrivé à Médine, il a observé que les Juifs jeûnaient le jour dixième jour du mois de Mouharram (ce jour est appelé Achoura), alors le Prophète (PSL) leur a demandé : « Pourquoi jeûnez-vous ce jour-là ? » ils ont répondu : « C’est un grand jour. C’est ce jour-là qu’Allah a sauvé Moussa (Moïse) et ses disciples en noyant Pharaon et son peuple, donc Moussa a jeûné ce jour par gratitude envers Allah et c’est pourquoi nous jeûnons également ce jour-là. Le Prophète (PSL) a répondu : « Nous avons plus de droits sur Moussa que vous. » et là-dessus, le Prophète (PSL) jeûna ce jour-là et ordonna à tous les musulmans de faire de même. » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim).

 

Ainsi, premièrement, avant qu’Allah (SWT) n’ordonne le jeûne du mois de Ramadan, c’était le jeûne d’Achoura qui était obligatoire pour les musulmans. Par la suite, c’est devenu une Sounna fortement recommandée.

Le parallèle entre l’immigration de Moussa et du Prophète Mouhamed (PSL)

 

Il est important pour le croyant de se rappeler les prémices de l’immigration du Messager d’Allah (PSL) de la Mecque à Médine.  Aussi, de la façon dont les non-croyants  ont essayé de le tuer, mais Allah (SWT) le protégea afin que personne ne puisse lui faire du mal.

De même, le jour de Achoura commémore un autre Prophète qu’Allah (SWT) a sauvé ; le Prophète Moussa (PSL).Pharaon et ses soldats voulaient le tuer, lui et ses disciples. Ainsi, Allah (SWT) ordonna à Moussa d’emmener son peuple et d’émigrer d’Égypte vers le Sinaï. Cependant lorsqu’il s’en alla, Pharaon et ses soldats les rattrapèrent, jusqu’à ce qu’ils furent conduits à la mer et n’avaient nulle part où s’échapper.

 

Alors Allah (SWT) ordonna à Moussa de frapper l’eau de la mer avec son bâton. La mer se divisa comme s’il s’agissait de deux énormes montagnes. Ce fut l’un des miracles majeurs du Prophète Moussa (PSL).

 

Nous voyons donc que ces deux immigrations sont similaires, l’immigration du prophète Mohammed (PSL) et l’immigration du prophète Moussa (AA). Les deux prophètes ont reçu des révélations d’Allah (SWT), et tous deux ont été attaqués par le peuple et chassés de leur pays par crainte pour leur vie.

 

Et pourtant, il y a une différence entre la nation de Mouhamed (PSL) et la nation du Prophète Moussa (AA). La différence est la suivante :

l"hospitalité arabe

 

L’immigration du Prophète Moussa (AS)

 

Lorsque le Prophète Moussa (AA) prit ses partisans et vint devant la mer, et virent Pharaon et ses soldats juste derrière eux, ils n’étaient conscients et préoccupés que par leur vie.  Ainsi, ils crièrent après Moussa, lui disant :

 

« nous as-tu fais sortir de notre terre pour que Pharaon nous tue ? Nous souhaiterions ne jamais vous suivre ».

 

Allah (SWT) rapport ce récit dans la sourate Ac-Chouara :

 

« Et quand les deux groupes se sont vus, les compagnons de Musa ont dit, nous sommes sûrs d’être rattrapés, a dit Musa, non en vérité Allah est avec moi et Il me guidera et nous apportera la victoire alors nous avons révélé à Musa en disant frapper la mer avec ton bâton et il s’est séparé et chaque partie est devenue comme une énorme montagne. Puis, quand les deux partis se virent, les compagnons de Moïse dirent : « Nous allons être rejoints ». Il dit : « Jamais, car j’ai avec moi mon Seigneur qui va me guider ». Alors Nous révélâmes à Moïse : « Frappe la mer de ton bâton ». Elle se fendit alors, et chaque versant fut comme une énorme montagne. » (26, versets 61 à 63)

 

Quand Allah (SWT) les sauva,  ils virent le miracle. Cependant, peu de temps après avoir traversé la mer, et au lieu de remercier Allah (SWT) qui les avait sauvé du pharaon et de la noyade, ils passèrent à côté de personnes qui adoraient des idoles. Ils demandèrent alors à Moussa de leur permettre de faire de même, oubliant leur Seigneur. Allah (SWT) rapporte le récit dans la sourate al ‘A-Araf :

 

Et Nous avons fait traverser la Mer aux Enfants d’Israël. Ils passèrent auprès d’un peuple attaché à ses idoles et dirent: «O Moïse, désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux.» Il dit: «Vous êtes certes des gens ignorants.” (7:138)

 

L’immigration du Prophète Mouhamed (PSL)

 

Cependant la réaction de la oumma musulmane à la migration du Prophète (PSL) a été totalement différente. En effet, lorsque le Messager d’Allah (PSL) immigra, Abou Bakr l’accompagna et il se préoccupa de la sécurité et de la vie de notre prophète plus que de sa propre vie.

 

C’est pourquoi Allah (SWT) a mentionné Abou Bakr dans le Coran, reflétant un tel soin et une telle conscience. Allah (SWT) a dit :

 

Quand ils étaient dans la grotte et qu’il disait à son compagnon: «Ne t’afflige pas, car Allah est avec nous.» Allah fit alors descendre sur Lui Sa sérénité «Sa sakîna» et le soutint de soldats (Anges) que vous ne voyiez pas, et Il abaissa ainsi la parole des mécréants, tandis que la parole d’Allah eut le dessus. Et Allah est Puissant et Sage. (9, verset 40)

 

Quand Allah (SWT) sauva son prophète, et les musulmans de Médine l’accueillirent en louant Allah (SWT), disant : « La louange est un devoir sur nous chaque fois qu’un appelant appelle Allah ».

 

La mosquée du Prophète à Médine

En savoir plus: histoire de la mosquée de Médine

 

L’importance du jeûne du jour d’Achoura et sa récompense

 

Ibn Abbas (RAA) a déclaré: « Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah (PSL) si désireux de jeûner autre que ce jour d’Achoura et ce mois-ci (ce qui signifie Ramadan).« 

 

Lorsqu’un des compagnons du Prophète l’interrogea sur la récompense pour le jeûne du jour d’Achoura, il (PBUH) a dit:

 

« J’espère qu’Allah (SWT) l’acceptera en pardonnant mes péchés au cours de la dernière année. » (Rapporté par An-Nassa’i)

 

 

Il (SAWS) a également dit : « C’est de la générosité d’Allah envers nous, pour jeûner un jour, il nous donne le pardon pour les péchés d’une année entière. »  (Rapporté par Mouslim)

 

Notre attitude vis-à-vis du jour d’Achoura

 

En tant que musulmans, nous devrions être désireux de jeûner le neuvième ainsi que le dixième de ce mois.

 

L’imam Mouslim a rapporté que : « lorsque le Messager d’Allah (PSL) jeûnait le jour d’Achoura, Un compagnon dit : O Messager d’Allah, c’est un jour vénéré par les Juifs. Le prophète (PSL) a dit : « L’année prochaine, nous jeûnerons le neuvième jour. »

 

Mais si cela n’est pas possible, alors nous devrions essayer de jeûner les autres jours de ce mois sacré tels que les lundis, jeudis ou les trois jours du milieu du mois (c’est-à-dire les douzième, treizième et quatorzième). Il est très important que les musulmans prennent des dispositions pour leur au-delà en augmentant leurs performances d’actes pieux. Allah (SWT) dit :

 

« Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra » (99 :7)

 

En tant que musulmans, nous devons donc comprendre que l’occasion de l’Achoura et son jeûne sont dérivés des enseignements du Prophète (PSL). Ils permettent de se souvenir du salut du Prophète Moussa (AA) de Pharaon. Tout ce qui est ajouté par quelqu’un d’autre que le Prophète (PSL) est une innovation ou bid’aa et n’est pas de cette religion.

 

Qu’Allah (SWT) accepte nos bonnes actions, fasse de nous de ceux qui suivent la Sounnah du Prophète (PSL) et fasse de cette nouvelle année islamique une de bénédictions et de victoires pour la Oumma musulmane.

 

Cette article est miantenant terminé. Pour plus d’informations, contactez le centre al-dirassa qui vous proposera le meilleur programme pour apprendre l’arabe, le Coran et l’Islam.

Réservez votre cours d’essai gratuit

 

Vous voulez enfin savoir lire le Coran, discuter en arabe avec vos enfants, et étudier l’islam sans passer par la traduction.

 

30 minutes gratuites offertes avec ton professeur égyptien diplômé.

 
 

Omar ibn Al-Khattab – un leadership de génie

Omar ibn al Khattab un leadership de génie

Omar ibn Al-Khattab - un leadership de génie

Dans le célèbre livre de Michael H. Hart « The 100: A Ranking of the Most Influential Persons in History » où la première place a été prise par le prophète Mohammed ﷺ, le seul compagnon (Sahabi) qui a été choisi pour être également inclus dans cette liste était ‘Omar ibn Al-Khattab, le deuxième calife de l’Islam, et l’un des plus grands compagnons du Prophète ﷺ [1].

 

La principale raison pour laquelle il a été choisi par H. Hart, pour reprendre ses propres termes, était que « les conquêtes faites par les Arabes sous Omar, compte tenu à la fois de leur taille et de leur durée, sont substantiellement plus importantes que celles de César ou Charlemagne » [2]. Considérant à quel point les personnalités de César et de Charlemagne sont vénérées dans l’histoire occidentale, il est vraiment étonnant qu’Omar ait été considéré comme plus influent par les mêmes historiens occidentaux !

 

Et ce n’est pas seulement Michael Hart qui considérait Omar comme l’un des plus grands dirigeants de tous les temps. Dans l’Encyclopedia Britannica, nous pouvons lire que « Omar était « un dirigeant fort, sévère envers les délinquants, et lui-même ascétique jusqu’à la dureté,« Umar était universellement respecté pour sa justice et son autorité ».

 

De plus, Washington Irving, dans son livre « Muhammad and His Successors« , écrit que « La vie d’Omar, du début à la fin, montre qu’il était un homme d’un grand brillant qui était engagé dans la droiture et la justice« .

 

Le fait que le leadership de Omar était si grand, que même les non-musulmans devaient l’apprécier, et il est devenu universellement accepté comme un homme extraordinaire, entre les mains duquel les ouvertures islamiques (foutouhat) de nouvelles terres sont devenues possibles, nous montre que dans son exemple, nous peut tirer de grandes leçons de leadership qui manquent aujourd’hui dans le monde musulman.

 

Dans cet article, nous discuterons de ces traits de leadership et de personnalité qui ont fait d’Omar l’un des plus grands compagnons qui a été nommé second calife par Abou Bakr, le compagnon le plus proche du Prophète ﷺ, lui-même.

 

Pour en savoir plus sur la vie d’Abou Bakr : Abou Bakr As-Siddiq : un Raisonnement et un Intellect hors du commun.

 

 

‘Omar ibn Al-Khattab et sa sagesse dans le poste de gouverneur

 

Dans l’un de ses premiers, sinon le premier, discours que Omar a donné au peuple, il a dit : « traiter directement, j’essaierai de le déléguer à des personnes qui peuvent s’en occuper et qui sont dignes de confiance, […] s’ils font bien, je les récompenserai, et s’ils font mal, je les punirai » [3].

 

Omar a compris que la responsabilité du succès est entre les mains des dirigeants et non des dirigés. Ainsi, sa première préoccupation n’était pas de traiter avec les gens ordinaires en leur enseignant l’obéissance ou en corrigeant leurs erreurs. Au contraire, sa première préoccupation était les gouverneurs de ces zones qui étaient difficilement accessibles par lui-même.

 

En raison de cette préoccupation, sa première et la plus importante tâche était de choisir et de nommer les gouverneurs les plus capables qui s’occuperaient des provinces du califat. La principale raison pour laquelle il nommerait un gouverneur n’était pas seulement sa piété ou sa droiture, mais sa capacité politique à bien prendre soin de la terre et des gens qui y vivaient.

 

Ces gouverneurs devaient être bien informés des règles islamiques et des principes de gouvernance et devaient avoir l’expérience de gouverner d’autres personnes. Parfois, Omar devait choisir entre une personne avec le plus grand caractère et la plus grande droiture et une personne qui a un caractère pire mais qui a plus de connaissances et d’expérience en politique. Dans ce scénario, ‘Umar choisirait le second [4].

 

En outre, il faisait de son mieux pour nommer des personnes semblables aux gouvernés. Ainsi, les gens du village obtiendraient une personne qui est lui-même du village, et les gens de la ville seraient gouvernés par quelqu’un de la ville et connaîtraient mieux leur culture. Il serait beaucoup plus facile pour un gouverneur de comprendre les attentes des gouvernés [5].

 

Pour éviter les abus de pouvoir ou les accusations jalouses, Omar ne choisssaitt jamais aucun de ses proches pour des postes gouvernementaux, même s’ils étaient qualifiés pour faire le travail. En outre, il ne nommerait personne qui a exprimé le souhait d’être gouverneur, car l’intention de tels hommes est hautement discutable. Quiconque craignant Dieu ne se proposera jamais de prendre une position aussi responsable en tant que gouverneur [6].

 

Le calife Omar ibn al KhattabUne autre clause importante stipulée par Omar sur ses gouverneurs était l’interdiction de se livrer à des activités commerciales [7]. À cause de cela, il n’y avait aucune distraction pour le personnel dirigeant, et ils pouvaient se concentrer pleinement sur leur travail. En outre, cela empêchait les gouverneurs d’abuser de leurs pouvoirs pour échanger des avantages ou profiter des personnes qui essaieraient d’apaiser le souverain en les aidant dans leur commerce ou en acceptant des prix plus élevés.

 

Si aujourd’hui les politiciens étaient interdits d’activités commerciales, nous vivrions sûrement dans un monde beaucoup moins corrompu !

 

Toutes ces conditions que Omar a appliquées dans le choix des gouverneurs, et sa principale préoccupation concernant les dirigeants et non les dirigés ont rendu le califat fort. L’extrême prudence avec laquelle Omar avait l’habitude de choisir les hommes les plus appropriés assurait qu’ils seraient bons dans leur gouvernement et que leur peuple les aimerait et les soutiendrait.

 

Comme nous le savons, pour qu’un État survive, il ne suffit pas d’acquérir des terres mais d’éviter les rébellions des gens en répondant à leurs préoccupations et en leur donnant leurs droits. Considérant que les musulmans sont venus en tant que dirigeants avec des religions et des cultures différentes, il est vraiment choquant de voir qu’il y a eu peu de rébellions contre la domination musulmane dans les pays nouvellement ouverts. La principale raison de cela était l’assurance de leurs droits que l’Islam a donné. Mais cette assurance serait impossible sans des dirigeants capables qui se sont engagés envers Allah, la justice et le bien-être des humains autour d’eux.

 

S’il n’y avait pas eu la sagesse d’Omar dans le choix des gouverneurs et dans l’observation stricte de leur conduite, le monde de l’Islam serait probablement bien différent aujourd’hui.

 

Principes du leadership d’Omar

 

Dans sa personnalité, Omar a basé sa vie sur la foi en Allah et la préparation du Jour de la Résurrection. Cela l’a fait non seulement craindre Allah, mais le craindre même dans les plus petites choses. Il est connu pour avoir dit que « si un agneau mourait sur les rives de l’Euphrate, je craindrais qu’Allah n’appelle Omar pour en rendre compte » [7]. Cela nous montre à quel point il était strict envers lui-même et à quel point il prenait chaque chose au sérieux, même si c’était trivial.

 

Cela l’a conduit à réprimander non seulement ses gouverneurs qui montraient des signes de mauvaise conduite, mais même lui-même ! Il est rapporté que ‘Urwah ibn az-Zubayr a dit : « J’ai vu Omar ibn Al-Khattab portant un récipient d’eau sur son épaule, et j’ai dit : ‘O Amir al-Mumineen, tu ne devrais pas avoir à faire ça.’ Il a dit : « Quand les délégations sont venues vers moi pour écouter et obéir, je me sentais un peu fier et je voulais mettre un terme à cela. » [8]

 

Omar, pendant sa période de califat, a montré un exemple vivant de la façon dont les dirigeants musulmans devraient appliquer les principes de la charia dans leur gouvernance et leur vie. Pour lui, Califat n’était pas une chaise de pouvoir. C’était plutôt un excellent test et une épreuve. C’était une responsabilité et une obligation, qui peuvent apporter de la vertu si sa conduite est correcte, mais aussi une punition s’il ne fait pas de son mieux ou néglige l’un de ses devoirs.

 

Par conséquent, Omar a assidûment pris soin de sa position, et après s’être assuré que tous les gouverneurs du califat sont dignes de confiance, justes et savent comment faire leur travail, Omar a pris comme deuxième tâche d’augmenter le bien-être du peuple. C’est simplement le cas que si les gens sont satisfaits de leur dirigeant et savent qu’il fait de son mieux, ils seront motivés à lui obéir et à travailler dur pour le gouvernement.

 

Le leadership d'Omar ibn al Khattab

 

 

En effet, dans un gouvernement basé sur le système de la charia, il n’y a pas de relation patron-employé. Il s’agit plutôt d’une relation entre un dirigeant et ses partisans.

 

Ainsi, Omar n’a pas seulement envisagé les moyens de subsistance des gens, il a amené le leadership à un nouveau niveau et a vécu seul les difficultés des gens simples afin qu’il ne soit pas seulement témoin de la vie de ses subordonnés, mais qu’il en fasse également l’expérience. Il est rapporté qu’il a dit : « Comment puis-je m’inquiéter pour le peuple si je ne souffre pas ce qu’il souffre ? [9].

 

En plus de cela, Omar était strict dans l’application des principes d’égalité entre tous. Une fois, il a dû juger une affaire entre un Juif et un Musulman et a donné la préférence au Juif qu’il considérait comme ayant raison dans le différend. Dans un autre cas, Sa’d ibn Abi Waqqas (l’un des dix qui ont reçu la bonne nouvelle du paradis) est venu à Omar poussant et bousculant la foule qui l’entourait. Il fut condamné par Omar pour une telle action, car tout le monde est égal et il n’avait aucun droit particulier à s’approcher quand il n’y avait plus de place, même s’il était l’un des meilleurs compagnons !

 

Et enfin, Omar a assuré le plus haut niveau de justice dans le nouveau califat avec une telle diligence qu’aujourd’hui on se souvient surtout de lui [10]. Une histoire arabe sur Omar dit « , s’ils vous posent des questions sur la justice dans les terres musulmanes, dites-leur que Omar est décédé« . Il n’y avait rien de plus important pour Omar que la justice. Il n’éprouverait aucune sympathie pour qui que ce soit lorsque des différends lui seraient soumis, même si l’accusé était son plus proche compagnon ou ami ! Ainsi, il est connu pour punir les compagnons les plus éminents du Prophète ﷺ pour leurs erreurs.

 

Tous ces principes qu’Omar a appliqués pendant son califat l’ont rendu digne de confiance et aimé de tous, des anciens musulmans, des nouveaux convertis et de ceux qui appartenaient à d’autres religions. Il s’est présenté comme un homme de principe et de vertu, non comme un homme de caprices et de désirs. Les gens étaient satisfaits de son règne, satisfaits de ses gouverneurs et à l’abri de l’oppression. Cela a rendu stable le califat nouvellement agrandi. Et à cause de cette stabilité, de nouvelles ouvertures (foutouhat) de nouvelles terres à l’Islam furent possibles.

 

 

Omar ibn Al-Khattab – un exemple de leadership pour notre époque

 

 

Comme nous l’avons vu, c’est la rigueur d’Omar dans l’application de l’égalité, de la justice et de la bonne gouvernance qui a rendu possible le règne du califat et son expansion future. Sans son application aujourd’hui, les livres d’histoire ne parleraient pas du « succès en apparence miraculeux de l’Islam » [11].

 

Cependant, il convient de souligner que tous ces principes ne sont pas les principes qu’Omar a initiés par lui-même. Ce sont les mêmes principes et règles dérivés du Coran et de l’enseignement du Prophète Muhammed . Omar n’était qu’un exemple vivant de ces principes. Et sa rigueur dans leur application a fait de lui un leader de génie.

 

Si aujourd’hui nous devons nous plaindre que la communauté musulmane n’a pas un bon leadership, alors nous ne devrions pas nous plaindre que nous avons des dirigeants extraordinairement talentueux et intelligents. Au contraire, nous devrions nous plaindre de ne pas être stricts dans la crainte d’Allah et la préparation de l’au-delà. Ce sont ces deux choses qui ont rendu l’Islam fort et le Califat grand. Ces deux choses ont fait d’Omar le génie, pas une bonne stratégie ou une planification minutieuse, qui ne sont jamais moins importantes, mais inutiles sans référence à la charia.

 

Supposons que nous nous concentrions sur l’application des mêmes principes. Si nous sommes stricts en matière d’inégalité et de justice, intolérants et durs à l’oppression, et critiques envers nous-mêmes et l’environnement, nous serons en mesure de créer un grand leadership, similaire à celui d’Omar.

 

Cette article est maintenant terminé. Le Centre Al-dirassa propose des cours d’arabe, de coran et d’islam en ligne pour les non-arabophones. Si vous souhaitez rejoindre notre formation, contactez-nous.

 


Les références

[1] Michael H Hart, Les 100 : un classement des personnes les plus influentes de l’histoire (Toronto : Citadelle, 1992), p. 262.

[2] Idem, 265.

[3] Ali M. As-Syllabi, Umar Ibn Al-Khattab : Sa vie et son époque. Vol 1 (Maison d’édition islamique internationale, 2007), p. 172.

[4] Ali M. As-Sallabi, Umar Ibn Al-Khattab : Sa vie et son époque. Vol 2 (Maison d’édition islamique internationale, 2007), p. 47.

[5] Idem, 48.

[6] Idem, 50.

[7] Ali M. As-Sallabi, Umar Ibn Al-Khattab : Sa vie et son époque. Vol 1 (Maison d’édition islamique internationale, 2007), p. 232.

[8] Idem, 242.

[9] Idem, 193.

[10] Idem, 189.

[11] Max Rodenbeck, « Les premiers jours », Nytimes, 2008, lien.

Réservez votre cours d’essai gratuit

 

Vous voulez enfin savoir lire le Coran, discuter en arabe avec vos enfants, et étudier l’islam sans passer par la traduction.

 

30 minutes gratuites offertes avec ton professeur égyptien diplômé.