Les noms déclinables – الْمُعْرَبُ – Leçon 57

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Les noms déclinables – الْمُعْرَبُ – Leçon 57

1. Introduction – مُقَدِّمَةٌ

Dans cette 57e leçon pour apprendre l’arabe, nous allons étudier la différence entre les mots déclinables et non déclinables en langue arabe. Nous avons abordé ce point lors de la leçon 11.

Nous traiterons des voyelles finales pour les noms déclinables qui changent en fonction du cas grammatical  –إعْرابٌ et de la position du mot dans la phrase.

2. La règle

Un nom déclinable voit sa voyelle finale changer selon sa fonction dans la phrase. Regardons les exemples ci-dessous :

Explication grammaticale

Déclinaison

Cas

Signe

Arabe

Le mot كِتَابٌ est l’information – khabar de cette phrase, par conséquent il est au cas nominatif marqué par la damma.

Nominatif

đamma

هَذَا كِتَابٌ

Ceci est un livre.

Le mot kitāban – كِتَابًا est un complément d’objet direct, il est donc au cas accusatif marqué par la fatha.

Accusatif

Fatħa

أَخَذْتُ كِتَابًا

J’ai pris un livre.

Le mot al kitābi – الْكِتَابِ  est Muđâf ilaihi, il est donc au cas génitif marqué par la kasra.

Génitif

Kasra

لَوْنُ الْكِتَابِ جَمِيلٌ

La couleur du livre est belle.

La langue arabe (comme la plupart des langues sémitiques) est une langue déclinable. C’est donc une langue où il convient de distinguer les rôles de chaque mot par des signes (diacritiques). Dans une langue non déclinable comme que le français, on devine la fonction de chaque mot de la phrase à partir de sa forme et de sa place dans cette phrase. Considérons ces deux exemples en français:

  • L’homme a tué le serpent.
  • Le serpent a tué l’homme.

Dans la première phrase, on comprend que le tueur est l’homme tandis qu’il est celui qui est tué dans la seconde phrase. C’est de l’ordre des mots dans la phrase (le sujet se situe avant le complément d’objet) que l’on déduit le rôle de chacun.

Cependant en langue arabe, quel que soit sa place, le sujet est déterminé par le cas nominatif (généralement marqué par une damma) tandis que le complément d’objet est au cas accusatif (généralement marqué par une fatha). Considérons les deux mêmes exemples en arabe :

Explication

Traduction

Exemple

Le tueur est l’homme car il est un nom dont le signe est la damma (sujet : cas nominatif)

tandis que le mot « serpent» porte une fatha (complément d’objet : cas accusatif).

L’homme a tué le serpent.

قَتَلَ الرَّجُلُ الثُّعْبَانَ

Le tueur est le serpent car il est un nom dont le signe est la damma (sujet : cas nominatif) tandis que le mot « homme » porte une fatha (complément d’objet : cas accusatif).

Le serpent a tué l’homme

قَتَلَ الرَّجُلَ الثُّعْبَانُ

3. En conclusion

Ces deux exemples illustrent bien l’importance d’étudier les cas de déclinaison afin de pouvoir parler et comprendre correctement la langue arabe.

Vous pouvez maintenant vous exercer en effectuant le quiz lié à ce cours d’arabe.

Dans les leçons ‘rabe suivantes, nous apprendrons les différentes formes grammaticales des mots et les signes corrélatifs à chacun d’entre eux selon leur cas incha Allah.

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