Introduction
Dans cette nouvelle leçon des règles de Tajwid du Saint Coran, nous allons apprendre à commencer notre lecture du Coran.
Lors de la leçon 17, nous avons étudié comment arrêter la lecture, la prononciation de la dernière lettre d’un mot et les signes indiquant l’arrêt.
Dans cette leçon, nous verrons d’abord la supplication pour commencer la lecture, puis les règles de la basmala.
1. La supplication pour commencer la lecture
La recherche de protection auprès d’Allah – تَعَوُّذٌ
Avant de lire le Coran, il convient de rechercher la protection et le refuge auprès d’Allah le Très-Haut. Pour cela, on récite la formule en arabe :
أَعُوذُ بِاللَّهِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ
Je cherche refuge auprès d’Allah contre le Diable banni.
Cette formule provient du verset suivant :
فَإِذَا قَرَأْتَ الْقُرْآنَ فَاسْتَعِذْ بِاللَّهِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ
« Lorsque tu lis le Coran, recherche la protection d’Allah contre le Diable banni. » (Sourate 16, verset 98)
On peut réciter cette formule silencieusement ou à voix haute lorsqu’on lit seul. Lors d’une lecture en groupe, le premier lecteur la prononce à haute voix, tandis que les autres la disent doucement avant leur récitation.
2. La Basmala – بَسْمَلَة
A. Définition de la basmala
La basmala correspond à la formule :
بِسْمِ اللّٰهِ الرَّحْمٰنِ الرَّحِيمِ
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
La basmala doit être récitée au début de chaque sourate. Le lecteur la prononce s’il commence une nouvelle sourate.
En revanche, s’il commence en milieu de sourate, il peut réciter la formule de protection (ta‘awwudh), avec ou sans la basmala.
Dans l’école shafi‘ite, il est obligatoire de lire la basmala comme partie intégrante de la sourate Al-Fatiha (sourate 1).
En revanche, la sourate 9 (At-Tawbah, Le Repentir) ne débute pas par la basmala, car elle n’y figure pas dans le texte révélé.
B. Les règles de récitation de la basmala entre deux sourates
1. La séparation complète
Elle consiste à ne pas lier la fin d’une sourate à la basmala de la suivante, ni à relier cette basmala au premier verset de la sourate.
2. La séparation partielle
Elle consiste à s’arrêter à la fin de la sourate, puis à relier la basmala au premier verset de la sourate suivante.
Son opposé — lier la fin d’une sourate à la basmala suivante puis s’arrêter — est interdit.
3. La liaison complète
Elle consiste à relier la fin d’une sourate à la basmala de la sourate suivante, puis à lier cette basmala au premier verset, sans pause.
Pour la sourate 9 (At-Tawbah), on s’arrête à la fin de la sourate précédente (8) ou on relie directement son dernier verset au premier de la sourate 9. La liaison partielle n’est pas possible, car il n’y a pas de basmala.
Conclusion
Dans cette dix-huitième leçon, nous avons appris à débuter la lecture du Saint Coran par la formule de protection (ta‘awwudh) puis par la basmala.
Dans la prochaine leçon, incha Allah, nous étudierons les sept variantes de récitation de la lettre Alif dans le Coran.
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